La patte en tricot… ou pas

Bon j’avoue, je vais voir les statistiques de mes articles sur Medium de temps en temps. Ce que je m’attends à voir c’est un ¨Read¨ ni plus ni moins par article. Juste parce que mon chéri est un Ange et qu’il tient à soutenir mon ¨escapade cerveau droit¨ à tous niveaux. Medium me dit ce matin que certaines histoires ont été lues quatre fois. Sans que quatre soit extravagant en lui-même, c’est plus que un et ça me fait bizarre.

L’idée de base était de parler aujourd’hui d’une manique (Bam, Ninie a appris un nouveau mot) que j’avais tricotée pour ma mère avec ma grand-mère étant enfant. Mais là du coup ça ne va pas être possible. Zoom donc sur la question de l’écriture et du blog.

La raison pour laquelle j’écris c’est parce j’ai du plaisir à le faire et ai le luxe d’en avoir enfin le temps et l’espace. La raison pour laquelle j’écris tous les jours, suis le programme de Julia Cameron — The Artist’s Way — et ai commencé un blog pour lequel j’excave mes souvenirs d’enfant, c’est pour sortir de la torpeur cerveau gauche dans laquelle j’ai baigné ces dernières années. Pas que ça ait été nécessairement improductif, que nenni. Juste que j’ai eu ma dose du corporate et compagnie et que c’est toujours, non c’est parfois une bonne idée de revenir à ses amours d’antan.

Le blog est donc une façon de me rendre responsable, de m’encourager à écrire régulièrement et de donner une base de confiance à mon ¨artiste intérieur¨. Blabla. Même si personne ne lit mes histoires, en théorie mon blog est public et je me dois donc de poster un article de temps en temps. Pour sceller mon système ultime d’auto motivation je Lui ai donné l’adresse de mon blog. A personne d’autre.
(NdA Je soupçonne ma mère d’avoir trouvé ma planque — Maman, si tu lis cela, arrête! — mais c’est une autre question).

Je ne sais pas très bien pourquoi mais l’anonymat à ce stade, que personne ne lie Ninie à ma personne, me facilite la vie et la tâche. Pas que j’aie quelque chose à cacher (d’ailleurs ma mère étant sur la piste ce serait raté) mais un moi artistique ça se construit — demandez à Julia Cameron — et pas en un jour. Tant que je parle tricot et mercurochrome et pendant que ma Muse se prélasse dans les loges, je me dis que c’est mieux pour tout le monde de ne pas sortir du placard et de ne soumettre personne (enfin une seule personne) à la lecture de mes esquisses.

De savoir donc que quelques personnes m’ont lue me fait bizarre. Je me sens d’un coup embarrassée et gênée d’exposer mes bobos, tricots et dessins d’enfants au monde et de soumettre à ces questions hautement instructives de pauvres lecteurs qui ne m’ont rien fait et qui ont dû être dirigés vers mon article et blog par erreur.

Si vous êtes toujours là, consolez-vous de savoir que vous avez échappé aujourd’hui à une histoire de tricot. Quand à moi je vais continuer les incantations à ma Muse qui je l’espère pointera le bout de son nez sitôt qu’elle l’aura repoudré.

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