Tempête 

Des yeux si noirs, si haineux. Qui enferment, qui broient, qui noient toute lumière. Qui tirent à vue. Qui blessent. Qui meurtrissent. Qui condamnent. Qui enferment. Se peut-il qu’il soit de mon sang? Se peut-il que j’aie fui, toujours plus loin pour y échapper. Mais je suis de nouveau là. Et quelle que soit ma faute se peut-il que je mérite cette vague sans merci qui à chaque fois s’abat sur moi en rafale avec tant de violence et me laisse chancelante et sans voix.

La colère s’empare de moi et je feule, je peste, je tempête. Mais trop tard. Il est déjà reparti, tranquillement. Comme à chaque fois il abandonne sur le sol, là où il se tenait il y a peu, des bouts lacérés de moi.

Crédit d’images: Pexels, Pixabay

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